samedi 26 février 2005
Soirée Aligot, restaurant le «7ième Art »»,,le 26 février 2005 Animée par Zamby Music
jeudi 21 octobre 2004
Ciné-conférence Victor et autres enfants sauvages chez Truffaut par Dominique Auzel, jeudi 21 octobre 2004 à la Cinémathèque de la ville de Luxembourg
Un an
après la présentation du cinéaste Georges Rouquier et de son film culte «
Farrebique », Dominique Auzel, sur l’invitation de l’Amicale Luxembourg Aveyron
et en collaboration avec la cinémathèque de la Ville de Luxembourg, le Centre
Culturel Français et l’Association Victor Hugo, a rendu hommage à François
Truffaut ce jeudi 21 octobre, 20 ans jour pour jour après son décès, à travers
une conférence intitulée « Victor et les autres enfants sauvages de François
Truffaut », suivi du film « L’enfant sauvage ».
Dominique
Auzel, originaire de Marcillac dans l’Aveyron, titulaire d’une maîtrise de
l’histoire de l’art, d’un DEA de lettres modernes et d’un doctorat d’études
cinématographique, directeur de collection aux éditions Milan et maître de
conférence à l’université de Toulouse, a voué depuis sa jeunesse une passion
pour le 7ième art, tout comme son cinéaste fétiche François Truffaut pour
lequel il a dédié cette année quatre ouvrages remarquables, François Truffaut à
l’affiche (Séguier), François Truffaut l’homme-cinéma (Les essentiels, Milan),
François Truffaut le cinéphile passionné (Séguier) et Paroles de François
Truffaut (Albin Michel).
A
l’occasion de cet hommage international, après avoir été sollicité pour de
nombreuses émissions radios et conférences, Dominique Auzel a retrouvé ses
compatriotes Aveyronnais à Luxembourg avec lesquels il a passé cette journée
particulière dédié au grand cinéaste. Celui-ci, pour qui le cinéma était
peut-être plus important que la vie « Les femmes, les enfants et le cinéma
d’abord »,qui disait que le film de demain sera un acte d’amour, n’a toujours
pas de descendants car toujours trop présent, trop actuel pour être donné en
héritage. Avec plus de vingt films en vingt ans d’une vie d’homme/cinéma, (il
fut auteur, producteur, écrivain et même acteur), son œuvre, couronnée par un
oscar pour « La nuit américaine », de dix césars pour « Le dernier métro »,
alterne les sujets graves et les préoccupations plus légères, est traversée
notamment par l’amour des femmes ou celui de l’enfant, ce monde de l’enfance
que Dominique Auzel a su nous faire découvrir à travers des pistes qui
jalonnent sa vie et ses films.
La
fermeture en iris de la caméra sur la dernière image du film renvoyait ensuite
le public aux lumières du hall de réception où le public a pu dialoguer et
faire dédicacer les ouvrages à son auteur, un verre de vin aveyronnais à la
main, accompagné de soleils de Marcillac et de fouaces.
Victor,
à qui cette soirée était aussi dédiée, loin de ses bois de Lacaune, Pousthomy et
Saint-Sernin, et pour qui la vie ne s’est pas terminée en « happy end » comme
dans le film, restera ainsi éternel par le truchement et la magie de ce «
cinéma, celui qui a quelque chose à dire, et qui prouve qu’il est une
amélioration de la vie parce qu’il est extraordinaire », comme le cite
Dominique Auzel en avant-propos de Paroles de François Truffaut
dimanche 4 juillet 2004
Visite guidée du château de Bourscheid, le 4 juillet 2004
Comme
en chaque début d’été, l’Amicale Luxembourg-Aveyron avait organisée une sortie
champêtre et pour 2004 ce fut le magnifique site du château de Bourscheid qui
avait été choisi ce dimanche 4 juillet.
Le
Grand-Duché possède un très grand patrimoine de châteaux féodaux, dont le plus
célèbre est le château de Vianden, ville où Victor Hugo séjourna durant un de
ses exils. C’est ainsi que grâce au talent de conteur et d’historien du guide
de l’association des amis du château, l’histoire médiévale Luxembourgeoise
n’eut plus de secret pour les nombreux amicalistes venus participer à cette
visite
Tout
le monde s’est ensuite mis en chemin pour le restaurant qui les attendait au
fond de la vallée de la Sure, après avoir fait quelques efforts de marche, très
agréables, à travers les magnifiques forêts qui longent ses rives, comme dans
un vrai paysage du Viaur, que n’aurait sûrement pas renié l’écrivain Jean
Boudou, et où s’entend peut-être ici aussi durant les longues veillées d’hiver
: « Un còp i aviá lo Drac …».
Un excellent repas remis vite tout le monde les
pieds sur terre et la tête dans la gaieté car, bien qu’une partie de pétanque
eut été prévue, les aléas du temps, et de la table, firent que l’après-midi se
déroula sous l’égide Épicure et non d’Olympe.
Mais
malgré que les dieux du ciel ne fussent pas au rendez-vous, tout le monde s’est
promis que « l’an que ven » sera celle du sport et de la pétanque en
particulier…
lundi 29 mars 2004
Assemblée Générale 2004 au CLAE - 29 mars 2004
La
séance est ouverte à 19h30 par le président Alain Maury
Allocution
de bienvenue
Après
avoir remercié les membres de leur présence, le président a présenté l’ordre du
jour qui a été adopté à l’unanimité.
Rapport
d’activité pour 2003
Présenté
par Stéphanie Sabathier, vice-présidente.
- 6
au 15 Février : Quinzaine Aveyronnaise « Au cœur de l’Aveyron » au centre
commercial de la Belle Etoile. Cet événement a permis de faire mieux connaître
aux Luxembourg les atouts touristiques, folkloriques (avec la prestation du
groupe La Montagnarde le samedi 8), culinaires et artisanaux de notre région.
Au
cours de cette quinzaine a eu lieu le traditionnel repas Aveyronnais de
l’amicale (7 février) qui a réuni 85 personnes autour d’un délicieux aligot.
-
15/16/17 Mars : Participation avec un stand au festival des migrations et de la
citoyenneté ;
-
Dimanche 15 juin 2003 : Visite guidée de la Forteresse des Trois Glands à
Luxembourg, suivi d’un repas en plein air.
-
11/12 Octobre : Voyage à Paris au marché des producteurs aveyronnais.
- 22
novembre : Soirée Moules-Frites à Bousse
- 10
Décembre : Ciné-conférence « Farrebique ou le cinéma du réel » présentée par
Dominique Auzel à la cinémathèque de Luxembourg-ville avec la collaboration de
l’ Association Victor Hugo et du Centre Culturel Français.
- Et
l’incontournable rendez-vous du 3 ème jeudi de chaque mois nous a régulièrement
réunis autour du verre de l’amitié.
Rapport
financier du trésorier et approbation des comptes pour 2003
Jean-Philippe
Sabathier, trésorier nous annonce un bénéfice de 369.04 €. M.Bernard Barbe et
M. Denis Wedeux, réviseurs des comptes, ont donné leur approbation sur la bonne
tenue des comptes.
Pour l’année 2004, l’assemblée désigne M.Christian
Lecoq comme réviseur des comptes et M. Denis Wedeux comme réviseur adjoint.
Nomination
des membres du Comité
Mme
Brigitte Rössler rejoint le comité en tant que membre.
La
nouvelle composition du Comité a été votée à l’unanimité et est la suivante :
Président
: Alain Maury
Vice
présidente : Stéphanie
Sabathier
Trésorier
: Jean-Philippe
Sabathier
Secrétaire
: Delphine Teulier
Membres
du Comité : Michaël Bach
Jean Poudevigne
Samuel Raynal
Cédric Rochet
Brigitte Rössler
Valérie Elixander-Rössler
Fixation
du calendrier des manifestations 2004
Présenté
par Delphine Teulier, secrétaire.
-Sortie
de Printemps : visite guidée du château
de Bourscheid, suivi d’un repas.
-Sept/Oct.
: Sortie « balade-cueillette de champignons »
- 21
Oct : Présentation par M. D. Auzel, enseignant de l’histoire du cinéma du film
à l’université de Toulouse, du film « L’enfant sauvage » de F.Truffaud, à la
cinémathèque municipale de Luxembourg.
-
Marché de Pays à Bercy en Octobre
-
Repas annuel en Fév. 2005 : avec Aligot au menu !
-
Mars : déplacement pour assister à un match du « Tournoi des 6 nations »
-
Festival des Migrations
Discussion
par rapport au lieu de rencontre du 3ème jeudi : le comité essaie de trouver un
lieu plus convivial, toute suggestion est la bienvenue.
L’organisation
d’une descente de la Semoi ainsi que celle d’un séjour en Aveyron ont été
suggérés par des membres.
Le
Président clôt l’assemblée générale et invite les 24 membres présents à se
retrouver autour du verre de l’amitié.
samedi 13 mars 2004
21 ième Festival des Migrations, de la Culture et de la Citoyenneté, les 12, 13 et 14 mars 2004
La
présence française et plus particulièrement celle
de l’Aveyron, a été à l’honneur cette année grâce
à la venue, sur l’invitation de l’Amicale Luxembourg-Aveyron,
du groupe folklorique «La
Montagnarde » qui, par leur dynamisme et leur
talent, a été un des spectacles le plus
remarqué
de ce rassemblement multiculturel. La
communauté française à Luxembourg, qui comprend
actuellement 20.000 personnes, est la deuxième
derrière le Portugal et devant l’Italie.
Cette
présence à travers ses régions, en l’occurrence
l’Aveyron, a été mise en valeur cette
année grâce au soutien de l’ambassade de France
qui a voulu ainsi montrer l’importance d’une
participation active à cette manifestation.
La
visite cordiale de l’ambassadeur et du consul de
France, ainsi que du délégué des français à Luxembourg
au stand de l’amicale aveyronnaise a été
un signe d’encouragement très apprécié par les
membres de l’association pour continuer
Gageons
que l’année prochaine sera aussi réussie que celle-ci
et, comme l’a souligné Christian Fel après son
séjour au Grand-Duché, « La Montagnarde sera
ravie
de renouveler ce voyage ». L’Amicale Luxembourg-Aveyron
tient à le remercier chaleureusement,
ainsi que tous les membres du groupe,
pour avoir su nouer ces liens d’amitiés
indispensables à la réussite de l’amicalisme.
samedi 7 février 2004
" Soirée Cassoulet " Animée par le disc-jockey Zamby Music au restaurant " Le 7ème Art " des studios Delux, le 7 février 2004
Comme chaque année, l’Amicale a organisé son repas traditionnel. Celui de 2004 a dérogé un petit peu à la tradition aveyronnaise, puisque cette année l’aligot a laissé la place, provisoirement, au cassoulet.
C’est dans l’ambiance chaleureuse des studios Delux et avec le talent du restaurateur, M. Parolin, que cette soirée a ravie l’assistance, tout cela
La présence de M. Pierre Girault, Délégué des français à Luxembourg, de
M. Jean-Louis Lafargue, Président de l’Amicale des Français à Luxembourg et
nouer les liens d’amitiés entre quelques unes des associations représentées.
Une grande tombola clôtura ce dîner avant que tout le monde se retrouve sur
la piste de danse où une bourrée au sabot permit aux amateurs de se délier les
jambes et ensuite danser jusqu’à tard dans la nuit.
mercredi 10 décembre 2003
Ciné Conférence: FARREBIQUE ou le cinéma du réel par Dominique Auzel à la Cinémathèque de la Ville de Luxembourg, 10 décembre 2003
Farrebique
ou les quatre saisons
(France
1946/vo/90')
De :
Georges Rouquier
Avec
: les villageois de Farrebique et de Goutrens (Aveyron)
CANNES 1946 - GRAND PRIX DE LA CRITIQUE INTERNATIONALE
PARIS 1947 - GRAND PRIX DU CINÉMA FRANÇAIS
VENISE 1948 - MÉDAILLE D'OR
Ce
film si cher aux Aveyronnais, qui parle de leur racine, de leur patrimoine
culturel, de leur terre, de leur langue, mais qui au-delà de cet aspect
identitaire fait aussi œuvre universelle grâce au talent et à la poésie de
Georges Rouquier, restera pour toujours gravé dans notre mémoire collective et
comme l'écrit Dominique Auzel " il nous montre des hommes, des animaux,
des plantes, des paysages, tout ce qui fait partie de la terre où nous vivons
et, si loin que nous en soyons, nous reconnaissons dans cet autre visage du
monde un souffle de notre propre vie ".
Merci
Dominique Auzel d'avoir réalisé pour nous cette rencontre entre l'œuvre, son
créateur et les spectateurs que nous sommes. Merci de nous avoir fait découvrir
ainsi, comme pour un bon vin, l'âme de ce film, son vigneron, sa terre.
C'est
autour des vins et soleils de Marcillac que les spectateurs se retrouvèrent à
la fin de la séance et purent ainsi terminer cette si agréable soirée, tout en
découvrant les ouvrages mis en ventes par les éditions des cahiers du cinéma.
---
Au
rythme des saisons, la vie d'une famille dans la ferme de Farrebique avec ses
drames et ses joies, et ce, sous le microscope d'un adolescent qui chante ses
décors familiers avec un lyrisme virgilien et une précision proustienne. Un
poème lyrique, chaleureux et sensible réalisé par un cinéaste poète et paysan.
Georges
Rouquier
L'œuvre
du cinéaste Georges Rouquier (1909-1989) suscite un engouement qui ne se dément
paset ses films-phares " Farrebique " et " Biquefarre ", si
singuliers dans le paysage cinématographique français par la représentation
qu'ils nous proposent du monde paysan de l'Aveyron, sont toujours aussi
présents dans
l'univers
du cinéma français. Ces films sont également connus dans le monde entier et les
universités
comme
les écoles de cinéma outre-Atlantique les considèrent comme des objets d'étude
pour les futurs cinéastes. Spielberg et Coppola considèrent ces films comme des
événements marquant l'histoire du cinéma et s'y réfèrent fréquemment.
Dominique
Auzel
Le
conférencier est aveyronnais et enseigne à l'université de Toulouse-II. Il est
l'auteur de nombreux ouvrages sur l'histoire et l'esthétique du cinéma, dont
" Georges Rouquier - de Farrebique à Biquefarre " aux Editions des
Cahiers du Cinéma)
Cinéma
du réel
Réaliste,
" Farrebique l'est d'abord par le refus de l'affabulation. Rouquier filme
la vie réelle d'une ferme pendant un an et adopte volontairement le ton du
document (présentation des personnages par le présentateur). Il y a, dès le
départ, soumission au réel. Cette position de principe a comme conséquence
l'emploi de véritables paysans et l'utilisation de décors réels. Rouquier a le
sens de la matière, la caméra n'invente rien, elle voit et nous oblige à voir.
Elle traduit l'écoulement du temps et concentre en 90 minutes une année
complète.
Quelques
critiques de l'époque
Je
suis de ceux qui sont sortis de la projection de FARREBIQUE complètement
bouleversés. Rares sont, en effet,
les
films où l'on sent à ce point la présence du cœur. Mais, plus encore peut être,
ce qui émeut profondément dans le film de Georges Rouquier, en même temps que
cet amour de la nature d' une force lyrique extraordinaire, c'est sa pureté.
Une séquence comme "l'éveil du printemps" classe son auteur. Très
près du Dovjenko de "La Terre". Très près aussi de Jean Vigo, ne
serait-ce que parce que FARREBIQUE rend aujourd'hui le même son neuf que
rendaient à leur apparition "ZÉRO DE CONDUITE" et 'L'ATALANTE".
Marcel
CARNÉ
"CINEMONDE",
septembre 1946
"
Farrebique est un film révolutionnaire. Les révolutions sont toujours en avance
sur leur temps. Le véritable film d'avant-garde de ces dernières années n'est
pas Citizen Kane, c'est Farrebique. "
Jacques
Becker, cinéaste
"
Je tiens Farrebique pour un grand événement. Un des très rares films français
qui, avec L'Espoir de Malraux,
ait
au moins pressenti la révolution réaliste dont le cinéma avait besoin (…)Un
critique cinématographique, sans doute trop distingué, se plaint dans son
papier d'avoir vu les vaches bouser, la pluie tomber, les moutons bêler,
les
paysans patoiser, de quoi, dit-il, le dégoûter de la campagne. De quoi vous
dégoûter des critiques de cinéma. "
(André
Bazin, critique)
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